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Culture à Fès

Fès, Cite du Savoir, de l' Art  et de  la Culture

sophidirigé par un maître spirituel, le cheikh auquel s'adjoignent les chanteurs. Les prières sont chantées et reprises en choeur par l'assemblée, elles sont accompagnées très vite d'un mouvement du buste d'avant en arrière, ce mouvement introduit une scansion dans le chant jusqu'à amener l'état de transe. La transe ici est plus communielle. Le dikr a aussi une place importante dans toutes les étapes de la vie agricole : les labours, les moissons, le dépiquage mais aussi le travail de la lame. L'invocation de façon répétitive du nom de Dieu, vise à prévenir certains effets néfastes sur les récoltes tels que la grêle, le gel, le vent trop fort. Les chants aussi bien chantés par les hommes que par les femmes, sont un mélange d'arabe et de berbère. Ils ou elles se réunissent en séances au cours desquelles les versets font l'objet de répétitions dont le nombre est fixé par la tradition.

La délicatesse des boiseries fabriquées en bois de cèdre, la finesse des stucs, la fontaine en marbre importé d'Italie alimentée par un petit ruisseau attestent de l'apogée de l'art hispano-mauresque. Tout un savoir faire porté à des sommets de raffinement grâce aux populations musulmanes et juives chassées d'Espagne et arrivées par vagues successives dans la cité..
Autre splendeur de l'art mérinide, la médersa El Attarine. La plus ancienne de ces écoles coraniques est peut-être la plus raffinée. Pas la moindre parcelle de ses murs n'a été oubliée par les maîtres artisans. Mais il y aurait aussi tant de lieux à découvrir : les médersas Cherratine, Es-Sahrij, le mausolée deSidi Ahmed Tijani...
Ce n'est donc pas un hasard si l'un des plus populaires des festivals marocains, celui dédié aux musiques sacrées du monde, se déroule ici. La ville est l'écrin parfait pour lancer transes et mélopées vers le ciel et atteindre ainsi les hauts lieux de l'esprit